L’écriture du japonais (2) : les katakanas

les katakanas a e i o et u

Introduction

Les katakanas sont avec les kanjis et les hiraganas une des trois écritures du japonais. Alors que les kanjis sont de type logographique (à chaque caractère correspond un sens symbolique et différentes prononciations selon le contexte) les katakanas sont comme les hiraganas une écriture de type syllabaire : à chaque caractère correspond un son.

Les katakanas servent à transcrire :

  • les onomatopées
  •  le vocabulaire d’origine étrangère
  • les noms étrangers (prénoms, noms de famille, pays, régions et ville)
  • l’aïnou, une langue minoritaire du Japon
  • les termes japonais s’écrivant d’habitude en kanji mais auxquels on veut donner un effet particulier (voire plus bas les exemples d’utilisation de katakanas)

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Tableaux des katakanas

Les katakanas sont très proches des hiraganas (ces deux alphabets sont d’ailleurs regroupés sous le terme général de kanas) : chaque caractère katakana a donc son équivalent en hiragana et on trouve d’abord 46 katakanas de base retranscrits dans le tableau suivant (en-dessous de chacune des consonnes, voyelles ou syllabes en alphabet latin se trouve son équivalent en katakana).
NB : n’oubliez pas que le h est aspiré un peu comme en anglais.

TABLEAU DES KATAKANAS 1

a

i

u

e

o

ka

ki

ku

ke

ko

sa

shi

su

se

so

ta

tchi

tsu

te

to

na

ni

nu

ne

no

ha

hi

hu

he

ho

ma

mi

mu

me

mo

ya

yu

yo

ra

ri

ru

re

ro

wa

wo

n

Chose importante à retenir : le tracé de chaque katakana qui suit un ordre bien précis. Rassurez-vous, cet ordre n’est pas compliqué à apprendre et le mémoriser permet d’assimiler les katakanas plus facilement. Le voici récapitulé dans le tableau ci-dessous :

Table katakana

Deux caractères spécifiques peuvent être rajoutés aux katakanas pour en modifier la prononciation :

      • deux traits parallèles semblables à des guillemets écrits en haut à droite d’un katakana vont en « atténuer » la prononciation : ainsi ka se prononcera ga et sa za.
      • Un cercle écrit en haut à droite des cinq katakanas , , , et va accentuer ce changement de prononciation pour la rendre plus « claquante ». Ainsi ha deviendra pa, fu deviendra pu et ho deviendra po.

Voici les katakanas modifiés de cette façon :

TABLEAU DES KATAKANAS 2

ga

gi

gu

ge

go

za

ji

zu

ze

zo

da

dji

dzu

de

do

ba

bi

bu

be

bo

pa

pi

pu

pe

po

Enfin, les katakanas  peuvent être combinés entre eux pour former d’autres sons : des sons comme Ria, Pia, Mia seront ainsi écrits par le regroupement de deux hiraganas. Voici le troisième (et dernier) tableau montrant comment fonctionnent ces katakanas regroupés :

TABLEAU DES KATAKANAS 3

kya

キャ

kyu

キュ

kyo

キョ

sha

シャ

shu

シュ

shu

ショ

tcha

チャ

tchu

チュ

tcho

チョ

nya

ニャ

nyu

ニュ

nyo

ニョ

hya

ヒャ

hyu

ヒュ

hyo

ヒョ

gya

ギャ

gyu

ギュ

gyo

ギョ

ja

ジャ

ju

ジュ

jo

ジョ

bya

ビャ

byu

ビュ

byo

ビョ

pya

ピャ

pyu

ピュ

pyo

ピョ

mya

ミャ

myu

ミュ

myo

ミョ

rya

リャ

ryu

リュ

ryo

リョ

Vous pouvez remarquer que le deuxième katakana est de taille inférieure, ceci pour montrer qu’il est un peu « avalé » à la prononciation. Ainsi リャ qui est formé de la fusion entre  (ri) et  (ya) se prononce rya et non ri-ya.

Sachez, au niveau de la prononciation, que :

      •  le caractère ー écrit après un katakana représentant une voyelle en allonge la prononciation  : ainsi se prononce booshi et non boushi (bo-ou-shi)
      • tsu () inséré avant un katakana commençant par une consonne sert à anticiper la prononciation de cette consonne. Par exemple ヤッツ se prononce yattsu. On reconnaît cette fonction par le fait que  est d’une taille inférieure aux autres katakanas. Si il est écrit de la même taille que le katakana le précédent, il se prononce tsu normalement.

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Exemples d’utilisation des katakanas

Même si ils ont plusieurs usages (retranscrire les onomatopées, la langue aïnou, les noms propres et communs étrangers), vous verrez le plus souvent les katakanas utilisés pour retranscrire le vocabulaire d’origine étrangère. Par exemple :

  • パソコン. Sens : PC (ordinateur personnel). Contraction de パーソナルコンピューター (paasonaru konpyuutaa) de l’anglais personal computer
  • ワープロ. Sens : traitement de texte. Vient de l’anglais word processor

Vous pouvez remarquer que ces termes ont été plus ou moins modifiés pour être adaptés à la prononciation du japonais mais que leur sens reste inchangé. Or même ce sens est parfois adapté. Exemples :

  • カップ signifie verre en tant que gobelet (un verre) mais verre en tant que matière (le verre) est désigné par le terme ガラス
  • カメラ qui vient de l’anglais camera ne désigne pas l’appareil plus ou moins professionnel pour filmer mais le simple appareil photo
  • シャンソン vient lui du français chanson. Ce terme ne désigne pas la chanson en général mais la chanson française à texte.

Les katakanas sont aussi régulièrement utilisés (j’en vois personnellement beaucoup dans les mangas et les publicités) pour écrire des noms communs typiquement japonais sans aucune origine étrangère, s’écrivant habituellement en écriture dérivée du chinois kanji. Les katakanas sont dans ce cas utilisés comme pour donner une importance particulière à certains termes, les mettre en valeur, ou leur donner un côté fun, branché.

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Méthode pour apprendre les katakanas

En parcourant les tableaux précédents, vous avez peut-être remarqué que les katakanas sont assez semblables aux hiraganas (c’est pour cette raison que les explications données sont souvent un copier-coller de celles sur les hiraganas). Partant de lui, vous pouvez être tentés de vous dire : « OK. Si j’assimile bien les hiraganas, je pourrais donc assimiler aussi les katakanas sans problème« . Mais les katakanas peuvent être (c’est en tout cas un avis personnel) plus difficiles à assimiler que les hiraganas :

  • d’abord parce que si certains katakanas sont très semblables aux hiraganas à la prononciation équivalente (リ/り, ヤ/や, へ/ヘ) la plupart s’écrivent complètement différemment : apprendre les katakanas avec en tête comme comparaison les hiraganas déjà appris risque d’entretenir de la confusion
  • ensuite parce que les katakanas s’utilisent plus rarement que les hiraganas : moins souvent lus (voire les exemples plus hauts), ils risquent donc d’être assimilés moins facilement. Il est donc nécessaire de passer un minimum de temps  à apprendre les katakanas par cœur.

Voici un exemple de méthode pour apprendre les katakanas (c’est exactement la même que celle proposée pour les hiraganas) :

  • imprimez cette page que vous êtes en train de lire
  • à partir des trois tableaux récapitulant l’ensemble des katakanas, découpez chacun des caractères pour former des cartes individuelles.
  • écrivez au dos de chaque caractère katakana son équivalent en écriture latine
  • commencez à apprendre les cinq premiers katakanas (ア, イ, ウ, エ, オ) : sur une feuille de papier écrivez d’abord le caractère ア plusieurs fois de suite en le prononçant en même temps à haute voix. Quand vous avez l’impression qu’il est assimilé recommencez la même opération avec les autres caractères ( イ, ウ, エ, オ).
  • Prenez vos cartes correspondant à ces cinq caractères, brassez-les, prenez-en une au hasard, vérifiez si vous avez mémorisé sa prononciation en la vérifiant au verso. Si non, recommencez l’opération consistant à écrire le caractère plusieurs fois de suite en le prononçant en même temps à haute voix
  • recommencez l’opération jusqu’à ce que vous ayez retenu la prononciation des cinq katakanas.
  • continuez l’opération en passant aux cinq caractères suivants (カ, キ, ク, ケ, コ) : quand vous brassez vos cartes pour vérifier la prononciation des katakanas, faites-le aussi pour les cartes correspondant aux katakanas déjà appris.
  • recommencez l’opération jusqu’à ce que vous ayez appris la prononciation des hiraganas des trois tableaux. Ne vous imposez pas de délai : allez à votre propre rythme. L’essentiel est que vous fassiez cette opération tous les jours.

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Logiciels libres pour apprendre les hiraganas

Voici une sélection de logiciels libres permettant de vous aider dans votre apprentissage des hiraganas (la même que celle déjà proposée pour les hiraganas) :

  • Kana no quiz est un logiciel libre disponible sous systèmes d’exploitation Windows, Linux, Macintosh et BSD. Simple et très bien fait, il permet d’apprendre les katakanas en les présentant de façon aléatoire. Vous pouvez choisir d’afficher la réponse soit en la choisissant parmi une liste prédéfinie, soit en la tapant directement au clavier. Cette deuxième solution est plus difficile mais beaucoup plus efficace.
  • Anki, autre logiciel libre disponible lui aussi sous systèmes d’exploitation Windows, Linux, Macintosh et BSD mais aussi sous appareils mobiles Androïd et iPhone. Contrairement à Kana no quiz, il n’est pas conçu spécifiquement pour l’apprentissage des katakanas mais vous pourrez télécharger directement via Anki des fichiers d’apprentissage des katakanas (parfois même avec fichiers audio joints) : pour ceci allez sur cette page et tapez Katakana dans le champ de saisie proposé
  • Mnemosyne est un autre logiciel libre fonctionnant de la même façon que Anki. Moins complet que ce dernier, il est aussi plus simple à utiliser et a l’avantage d’exister en version portable sous Windows et aussi sous certains téléphones mobiles non smartphones.

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